부산 프랑스 문화원 ART SPACE


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신명철 <기억의 소환>展
 
이년 전 늦은 가을, 일요일을 무료하게 보내고 있었다. 오후가 늦어지며 온기를 잃은 햇살이 그림자를 길게 늘여 놓았다. 그림자는 점점 길어져 반대쪽 벽을 거미처럼 기어오르고 있었다. 기어오르며 실내가 어두워지자 아파트 주변을 둘러보고 싶었다. 카메라를 메고 밖으로 나갔다.

그림자는 점점 길어졌고 길은 어두워져갔다. 길게 늘어져 땅을 기어가고 있는 그림자와 그림자를 만든 사물이나 사람들을 사진에 담기 시작했다. 나는 그림자를 따라가다, 햇살을 따라가다, 집으로 향하는 어둠 속에서 어린 시절이 기억났다.

내가 어렸을 때 살았던 동대신동에는 골목길이 많았다. 사람들은 미로 같은 좁은 길로 주로 다녔다. 골목과 어귀에서 나는 살았다. 이번 사진 작업은 그 길에서 시작되었다. 과거부터 현재까지 반복되어진 골목길에서의 일상을 주로 담기 시작했다.

1년 반 전 초 여름, 골목길에 처음 도착하였을 때에는 오래된 터널 속같이 어둡고 축축하였다. 거기서 보는 하늘은 블루 사파이어같이 맑고 푸르렀다. 골목길 사진을 담기 시작했을 때에는, 기억 속 장면을 만나면 그곳을 사진에 담았다. 심리치료 할 때 근심스러웠던 장면을 떠올리면 스트레스가 사라지듯 마음이 평온해졌다. 좁은 골목길을 많이 헤맬수록 사진은 많아졌고 마음은 더욱 편안해졌다.

작업하는 중에 두 가지를 발견하였다. 하나는 일상은 계속 반복되지만 약간씩 변화한다는 것이다. 조금씩 차이가 나므로 지루하지 않게 살아갈 수 있고, 되풀이되지만 호기심을 가지고 다시 일상을 기다리게 한다. 또 하나는 어두운 골목일수록 그 곳에서 바라보는 하늘은 더욱 맑고 푸르다는 것이다. 마치 힘들고 고달플수록 바람이 더 절실하고 빛이 나는 것과 같다. 꿈과 희망이 어둠에서 살아갈 수 있도록 하고 결국 그곳을 벗어날 수 있게 한다.

작업이 진행됨에 따라 더 많은 기억의 흔적을 찾아 골목길 밖으로 나왔다. 골목길이 만나는 곳이나, 어귀의 넓은 공터, 큰 나무 그늘을 찾게 되었다. 재래의 모습을 간직한 시장의 변두리에서도 발견할 수 있었다. 오히려 그곳에서 골목길의 삶을 간직한 채 살아가는 이들을 더 많이 볼 수 있었다. 지나간 삶의 흔적은 그들의 시선, 표정과 행동에 남아있었다.

이 사진 작업을 시작할 때에는 그늘진 곳이나 그곳에서 생활하는 이들이 많이 담겼다. 내 기억의 흔적은 그랬다. 현재에 과거의 모습을 바라보니 못살았고 힘들었던 부정적 차이가 발견되었다. 오늘보다 어제가 어렵고 힘들었다는 것을 담으려 했던 것이 아니라는 것을 차츰 알게 되었다. 측량을 할 때 기준이 되고 일이 시작되는 원점에서 바라보듯이 과거의 기준에서 보는 현재를 담고 싶었다. 작업의 후반으로 갈수록 나를 바라보는 사람들의 눈빛, 얼굴, 몸짓을 담으려고 노력하였다. 결국에는 그들의 생각 속에 비친 나를 담고 싶었다.

기억을 소환하여 과거의 상황이나 인물을 사진 속에 담았다. 사진을 통하여 과거를 기준으로 현재를 바라보니 긍정적 변화를 발견하였다. 나은 변화는 반복되는 일상 속에서 생각을 바람직하게 바꾼다. 행동도 바꾼다. 내일도 좋게 변할 수 있다는 자신감을 가질 수 있게 하고 결국 새로운 인생으로 살아갈 수 있다. 그것을 담았다.

작업이 계속된다면 나의 삶의 테두리가 아닌 곳에서도 사람들에 비친 나를 계속 담고 싶다.

 
Shin Myoung Chul <souvenirs convoqués>
 
Il y a deux ans, à la fin de l’automne, je passais un long après-midi de dimanche dans les rayons d’un soleil refroidi qui allongeait les silhouettes. Celles-ci, en s’étirant, grimpaient petit à petit sur le mur d’en face, comme des araignées. Lorsque l’intérieur a été plongé dans la pénombre, j’ai eu envie de sortir faire un tour du bloc d’immeubles, muni de mon appareil.

Le jour baissait et les ombres gagnaient du terrain. Mon appareil chassait ces ombres, qui bougeaient, rampaient par terre. Mes pas suivaient parfois les ombres, parfois les rayons de soleil, puis sur le chemin du retour, soudain, des souvenirs de mon enfance ont fait surface.

Le quartier de Dongdaeshin-dong de mon enfance abrite des ruelles étroites, en labyrinthe, très fréquentées, synonymes de l’espace de vie pour le petit garçon que j’étais. C’est ici que j’ai commencé ce travail photographique, en retraçant les images quotidiennes répétées sans cesse dans le passé et qui continuent de se répéter encore aujourd’hui.

Au début de l’été, il y a 18 mois, quand j’ai atterri dans ces ruelles, elles étaient sombres et humides, en opposition avec le ciel limpide bleu saphir. J’ai commencé à prendre des scènes susceptibles de me faire remonter le temps. Comme dans une thérapie psychologique, où le rappel des scènes inquiétantes du passé a le pouvoir de chasser le stress du moment, les scènes de ces ruelles m’ont procuré un effet calmant. À mesure que j’y déambulais, je me sentais de plus en plus apaisé.

J’ai fait deux découvertes en faisant ce travail : primo, les choses quotidiennes ne sont pas immuables dans leur répétition. On peut y trouver de petites modifications imperceptibles, et c’est cela justement qui nous fait vivre sans trop d’ennui, et qui nous assure notre lot de curiosité quotidienne. Secundo, plus la ruelle est sombre, plus le ciel que l’on contemple est limpide. Comme un rêve qui brille d’autant plus que la situation est difficile, voire désespérante. Le rêve et l’espoir nous font supporter une existence dans l’obscurité, et nous aident à la surmonter à la longue.

À la recherche du temps perdu, je marche au hasard en entrant dans une ruelle et en en ressortant, vers un croisement, un terrain vague, une ombre offerte sous un grand arbre. Au détour d’un marché traditionnel, je rencontre des traces du passé. Les gens d’ici ont gardé intacte la vie des ruelles dans leur regard, dans leurs gestes et sur leurs visages.

En amont de ce travail, j’ai pris des images sombres de ceux qui y habitaient, ces images correspondant plus fidèlement à mes souvenirs. Mais au fil du temps, la perspective s’est inversée : ce que je voulais, ce n’était plus revoir le passé à travers le présent, mais bien au contraire découvrir le présent à travers mon regard du passé, comme un arpenteur ayant fixé à jamais son point de départ. Les regards, les visages, les gestes pris dans mon objectif me reflétaient, moi-même. Et en aval, je me rends compte : ce que j’ai voulu au final, c’est retrouver ma propre image contenue dans leur pensée.

Mes photos convoquent les souvenirs du passé, les situations et les personnages. Elles me font redécouvrir le présent qui a évolué dans un sens positif. Dans le quotidien, la pensée et le comportement prennent la même direction positive, en apportant une confiance en un meilleur lendemain. Une nouvelle vie ne serait pas loin. Tel était mon objectif.

Dans mon travail ultérieur, j’aimerais continuer à me montrer moi-même reflété dans le regard des autres, mais cette fois dans un cadre plus éloigné de ma propre vie.
 
전시기간 : 2017. 11. 2 (목) – 11.14 (화)
관람시간 : 화요일 – 일요일 10:00-18:00(매주 월요일 휴관)
 
 
신명철 Shin Myoung Chul
 
개인전
 
2017   《기억의 소환》, 부산 프랑스문화원 ART SPACE, 부산
 
단체전
 
2017   《제1회 부산국제사진제》, 부산문화회관, 부산
  《RASA 사진, 나를 바라 보다》, 부산시민회관, 부산


 
   
 



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